Un constat...

Suite aux journées scientifiques qui se sont tenues à Cahors les 24 et 25 Novembre 2017 sur le thème de la prise en charge du traumatisé grave, le C.M.P.M.U. (Collège Midi-Pyrénées de Médecine d’Urgence) a souhaité poursuivre la réflexion débutée sur la structuration d’un réseau en partenariat avec les déchoquages (déchoc) du CHU de Toulouse de Purpan (adultes et enfants) et de Rangueil, les Structures d’Urgences (SU) des centres hospitaliers généraux et du CHU de Toulouse (adultes et enfants) et les SAMU-SMUR.

En effet, il est ressorti de ces journées un besoin et un désir des services SAMU-SMUR, des SU et des déchocs d’organiser la prise en charge des blessés graves afin que les patients soient orientés de façon raisonnée et efficiente vers le centre disposant du plateau technique adapté à leurs besoins sans mettre en difficulté les niveaux de haute technicité qui doivent faire face à une demande de plus en plus importante.

S’appuyant sur les principes du damage control, la chaîne de survie de ces patients ne peut en effet s’inscrire que dans une organisation régionale dépendante des moyens pré-hospitaliers et hospitaliers d’un territoire. Et, comme l’a montré l’exemple nord alpin (TRENAU, Réseau Nord Alpin des Urgences), c’est grâce à une telle organisation que nous arriverons à diminuer la morbi-mortalité de la population dont nous avons la charge.

Une idée...

Il a ainsi été proposé en conclusion de ces journées :

  • Que l’on adopte une gradation commune des patients traumatisés graves dès l’évaluation pré-hospitalière.
  • D’effectuer la gradation de tous les centres hospitaliers. Cette gradation devra s’appuyer sur les moyens existants de réanimation, d’anesthésie, de radiologie diagnostique et interventionnelle et de compétences chirurgicales (viscérales, orthopédiques, thoraciques, cardio-vasculaires, maxillo-faciales) qu’il nous faudra préciser. Une réflexion pourra alors avoir lieu sur la nécessité de s’appuyer sur des compétences jusque-là sous utilisées et, peut-être, de développer des compétences ou des plateaux techniques de certains centres hospitaliers.
  • D’entamer une réflexion sur les moyens de transports médicalisés afin que ces patients arrivent le plus rapidement possibles sur le centre le mieux adapté à sa gradation pré-hospitalière ou à sa réorientation vers un centre de niveau technique plus élevé après une prise en charge hospitalière (concept de stop technique).
  • D’améliorer les procédures afin de communiquer plus efficacement : diffusion d’un numéro de téléphone unique pour le CHU (un seul interlocuteur qui orientera ensuite le patient sur les différents plateaux techniques), mise en relation directe du médecin pré-hospitalier avec le médecin receveur (conférence à 3), protocole pour la réalisation des scanners corps entiers afin de faciliter les relectures, protocole de transfusion massive régionale, création d’un site internet regroupant les procédures, les protocoles et les informations, …
  • De développer des outils pour l’évaluation de nos pratiques comme des RMM régionales, retours d’expériences qui serviront à repérer les points faibles de nos organisations, et par la tenue d’un registre régional.
  • Et enfin d’inciter les différents acteurs à se former par des formations existantes ou en développant des formations : DIU, Advanced Trauma Life Support, Echographie, Simulation, Stage d’immersion au déchoquage, etc…

Un projet !

L'Agence Régionale de Santé (A.R.S.) Occitanie

  • Support institutionnel
  • Support financier

L'Observatoire Régional des Urgences d’Occitanie (ORU-Occitanie)

  • Support communication
  • Support du registre / base de données